Toi, l’enfant me disant que les cours, ça t’ennuie,
Qui ne veux pas fournir les efforts nécessaires,
Pense qu’il y a, ailleurs, des enfants en galère,
Que cela comblerait d’étudier comme ici.
Ailleurs, beaucoup d’enfants, même les plus petits,
Doivent marcher longtemps sur des chemins de pierres,
Et affronter la pluie, le vent, ou le tonnerre
Pour atteindre l’école où leur vie se construit.
Ailleurs, l’enseignement n’est pas toujours gratuit.
Pour aider leurs parents qui sont dans la misère,
Ils s’en vont dans les champs, pour des journées entières,
Et ils n’auront jamais l’occasion d’être instruits.
Ailleurs, certains enfants creusent des galeries,
Et passent des journées à trimer sous la terre,
Loin d’un lieu d’instruction, avalant la poussière,
Extrayant le cobalt au péril de leur vie.
Ailleurs, se déclenchent de terribles conflits
Entre plusieurs tribus, dont des chefs en colère
Commandent d’enlever des enfants à leur mère
Pour les prostituer ou les vendre à vil prix.
Ailleurs, les bâtiments scolaires sont détruits,
Comme les hôpitaux, par la folie guerrière.
Les enfants enrôlés dans l’armée régulière
Sont dans les premiers rangs face à leurs ennemis.
Ailleurs, le fanatisme étend ses théories.
Les femmes sont voilées et restent prisonnières
De leurs maris barbus, souvent autoritaires.
Tout accès au savoir leur demeure interdit.
Chez nous, tous les enfants peuvent être accueillis
Par de bons enseignants dévoués, qui espèrent
Pouvoir les amener vers leur propre lumière.
Sache saisir ta chance, et, enfin, remercie.
Gérard Bohler
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